L’affaire se passe loin de chez nous mais elle a attiré mon attention. Elle est suffisamment intéressante pour que je la mentionne ici. Un Québécois de 57 ans est accusé d’avoir tué à bout portant son voisin d’en face. C’était le 20 juin dernier.

Jusque là, fait divers dramatique mais tellement courant qu’il passe pratiquement inaperçu.

Le lendemain de son méfait, il comparaît devant un juge qui ordonne une évaluation psychiatrique a l’hôpital régional.  Le but est de « déterminer son aptitude à subir un procès. » Le 28 juin, soit une semaine après, son évaluation est prolongée, le service psychiatrique dans lequel il est demandant à ce que l’évaluation soit faite dans un centre spécialisé. Le 2 aôut, un médecin de ce centre specialisé, Jacques Talbot pour ne pas le nommer, recommande que l’évaluation soit a nouveau prolongée et ce jusqu’au 13 aôut. Voila donc un homme qui en tue un autre et qui doit supporter une évaluation de plus de sept semaines afin de determiner s’il est oui ou non apte à subir un procès ? S’est-on demandé si sa malheureuse victime avait été  « apte à subir » la mort…

Plusieurs questions me viennent immédiatement à l’esprit :

Questions  : que signifie exactement l’expression « apte au procès » ? Je vous épargne les détails des « grilles d’évaluation psychiatrique ». Le but est essentiellement de déterminer s’il y a altération ou abolition du discernement. Dans des mots plus simples, est-ce que oui ou non la personne sait ce qu’elle fait quand elle commet le crime ? Si oui, dans quelle mesure en est-elle consciente ? Donc apte au procès signifierait qu’elle est pleinement consciente de son acte. Si elle n’en est pas consciente, elle n’est pas apte au procès.

Autres questions : plus de sept semaines pour déterminer cela ? En faisant quoi ? Que fait le juge ? Je veux dire, il faut faire preuve d’une certaine indifférence non ? pour encore et encore remettre à plus tard une décision d’une telle importance, pour accepter sans la remettre en question la demande d’un psychiatre de continuer une évaluation psychiatrique pendant des semaines. La parole du psy est-elle parole d’évangile ?

Encore quelques questions : qui paye pour cette soi-disant évaluation ? Le contribuable ? L’assurance dudit monsieur ? Quel en est le prix ? Combien touche le psychiatre chargé de ce travail ? Quelqu’un se préoccupe-t-il de cet aspect ?

Et puis enfin, une fois l’évaluation terminée, soit cet homme sera considéré comme apte, c’est-à-dire responsable de ses actes ; soit il sera considéré comme inapte c’est-à-dire irresponsable de ses actes et ne sera pas jugé.

C’est avoir une bien piètre opinion de l’homme que de considérer qu’il ne sait pas ce qu’il fait, quelle que soit sa condition mentale. Ce qui différencie l’homme de l’animal est justement la conscience. Et qui dit conscient dit responsable. L’homme est donc responsable. Il est tellement facile de prétendre la folie, l’inconscience, pour se sortir d’une situation pénale. Il n’existe aucun test scientifique permettant de déterminer si oui ou non quelqu’un est fou. Les psys diront le contraire, mais voilà ce qu’écrit le très respecté docteur Julian Whitaker auteur de la newsletter Health and Healing : les psychiatres « n’ont aucun diagnostic de laboratoire, aucun diagnostic pathologique ; ils sont incapables de présenter une différentiation permettant de corroborer le diagnostic des « maladies » psychiatriques. Alors que si vous avez eu une crise cardiaque, il est possible de localiser la lésion ; si vous avez du diabète, votre taux de sucre dans le sang est très élevé ; si vous souffrez d’arthrite, cela se verra sur des radios. En psychiatrie, on se sert d’une boule de cristal, au petit bonheur la chance. C’est totalement non-scientifique. »

Il est temps pour la justice d’ouvrir les yeux et de cesser de faire confiance aux diseurs de bonne aventure psychiatres…

 

Publicités