Suite du dernier post. Seconde catégorie de drogues psy : les antidépresseurs.

Si’il y a un domaine dans lequel la France est championne du monde c’est hélas pour ce qui est de la consommation d’antidépresseurs. Nous consommons de deux à quatre fois plus que les autres pays européens. Près de 100 millions de boîtes de tranquillisants sont consommées chaque année.

Il existe de nos jours deux types d’antidépresseurs, les récents et les anciens. Je vais être brève et éviter le plus possible d’être technique. La différence réside dans le simple fait que les nouveaux antidépresseurs sont réputés être capables de cibler un agent chimique particulier dans le cerveau. Ce que n’étaient pas capables de faire les anciens. Tout cela provient de la théorie, qui à ce jour n’a pas encore été prouvée, que la dépression ou toute autre « maladie » pour laquelle on prescrit des antidépresseurs a comme source un déséquilibre chimique dans le cerveau.***

Si vous souffrez d’une dépression,  le médecin qui vous prescrira tel ou tel antidépresseur, ancien ou nouveau, le fait en partant du principe que votre cerveau souffre d’un déséquilibre chimique.

Mais aucun médecin, psychiatre ou non, n’a jamais demandé des tests ou des examens permettant de déterminer si déséquilibre chimique il y a et si avéré, quelle en est la nature.

J’imagine que si je souffrais d’un quelconque déficit hormonal, je préfèrerais que le médecin qui me prescrit des hormones le fasse après toute une batterie d’examens sanguins. S’il le ne faisait pas, je penserais qu’il n’a de médecin que le nom et vous seriez d’accord avec moi sur ce point.

Même chose pour les psys.

Le fait est qu’il n’existe absolument aucun test valide permettant de mesurer l’état chimique d’un cerveau vivant.

Et puis, vous me direz, quel rapport entre une cellule (ou même plusieurs) et un état émotionnel ? Je vous laisse méditer sur cette question…

Parmi les nouveaux antidépresseurs, on trouve le Prozac, le Deroxat, le Zoloft, le Paxil, le Paroxat pour n’en citer que quelques uns. Dès 1997, Candace B. Pert, responsable du développement du Prozac note que ce type de drogue « peut également être à l’origine de problèmes cardio-vasculaires chez des sujets sensibles… » En 2002, elle ajoutait  » [ces drogues] sont censées aider mais en réalité elles sont source de violence. Il existe une abondante littérature scientifique qui le confirme. »

Une étude sur les antidépresseurs réalisée en 2004 à l’Université Columbia de New York indique que « les jeunes consommant Zoloft, Celexa, Effexor, Paxil [le Paxil est également commercialisé sous le nom de Deroxat, Seroxat ou Seropram] et Prozac [nom générique : fluoxétine] pouvaient faire l’expérience de pensées ou d’actions suicidaires. »

En 2005, lors d’une interview télévisée sur Fox, Joanna Moncrieff, maître de conférence en psychiatrie à l’Université de Londres et auteure d’une étude dans le British Medical Journal établissant l’absence totale d’efficacité des nouveaux antidépresseurs, expliquait : « La vérité est que nous n’avons vraiment aucune preuve que ces drogues fonctionnent. »

Maintenant, pour ce qui est des anciens antidépresseurs, leur effet sur le cerveau était légèrement différent mais peu nous importe car ce qui nous intéresse ici est leur effet sur la personne. A savoir là encore des risques suicidaires et épisodes de violence, dépression, difficultés à penser et autres.

On note parmi ces antidépresseurs l’Anafranil, l’Elavil et le Ludiomil qui ne sont pratiquement plus prescrits. Les bénéfices des laboratoires pharmaceutiques suite à l’avènement des nouveaux anti-dépresseurs, Prozac en tête, ont augmenté de plusieurs centaines de millions d’euros.

*** Les psychiatres diront que l’imagerie médicale permet de « voir » les changements chimiques dans le cerveau. Voyez la réponse du docteur Edouard Zarifian, chargé en 1995 par Simone Veil, alors ministre de la Santé, d’établir un rapport sur les causes de la consommation des antidépresseurs en France. Zarifian était professeur de psychiatrie et de psychologie médicale à l’Université de Caen : « En dépit de la sophistication grandissante des techniques de la neuro-imagerie cérébrale, aucun résultat n’a été obtenu à ce jour ayant un intérêt pour le diagnostic, pour prédire l’évolution d’un trouble psychique ou pour prévoir la réponse à un traitement médicamenteux. L’imagerie cérébrale permet certes d’établir des diagnostics dans les maladies neurologiques, mais elle ne sert, pour le moment, qu’à fabriquer des hypothèses dans les troubles psychiques.« 

 A suivre…

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