Pour une raison que j’indiquais il y a quelques jours, j’ai changé le nom du blog. Bien que le lien soit toujours le même, j’ai modifié le titre du blog afin de commenter sur des sujets autres que la psychiatrie mais tout aussi dérangeants, pour utiliser un doux euphémisme.

La question de l’environnement me fascine également et je suis toujours à l’affût de sujets intéressants qui aiguisent la pensée et ouvrent la porte à la réflexion.

De plus, je suis persuadée que l’incroyable augmentation de cancers est en grande partie attribuable à des produits toxiques présents dans l’environnement, dans ce que nous mangeons, ce que nous buvons et ce que nous respirons.  Cette affirmation n’engage que moi, je n’ai franchement pas étudié le sujet ni fait de sérieuses recherches en ce qui le concerne mais je pense que cette question est digne de réflexion.

Car comment expliquer l’augmentation exponentielle de cette maladie (qui n’a pas dans sa famille, dans ses amis, quelqu’un atteint de cancer ou qui en est mort ?), autrement que dans les modifications des facteurs de traitement et de conservation des produits de grande consommation ?

J’inclue dans cette catégorie les aliments, les boissons bien entendu mais également les produits d’entretien de la maison, les produits dits de beauté, etc. Il suffit de lire les ingrédients de tels produits. Ils sont pour la plupart imprononçables, incompréhensibles et très loin d’être naturels.

Je suis donc tombée récemment sur le sujet du MTBE, cet éther qui dès 1979 a été ajouté à l’essence afin d’accroître son contenu en oxygène et donc réduire le monoxyde de carbone dans l’atmosphère.

Il s’agit donc, comme son nom ne l’indique pas, d’un biocarburant. On appelle biocarburant tout carburant produit à partir de matière organique non fossile (c’est-à-dire non issue de la roche – le pétrole est une matière fossile).

On a tendance à penser que les biocarburants sont plutôt quelque chose de positif étant donné qu’ils sont utilisés pour atténuer l’impact négatif du monoxyde de carbone sur l’environnement.

Or, pour ce qui est du MTBE, il n’existe pas à l’état naturel. Il est incolore et volatile et se retrouve sous forme de gaz dans l’atmosphère. Il est également extrêmement soluble dans l’eau.

Pour la petite histoire, savez-vous qu’à la naissance de l’automobile, les voitures n’utilisaient pas d’essence (le pétrole n’était effectivement pas utilisé, ou peu). Rudolf Diesel faisait tourner ses machines à l’huile d’arachide et la Ford modèle T consommait de l’alcool. Les biocarburants ne sont donc pas nés de la dernière pluie.

Revenons au MTBE. Sa production et son utilisation ont été fortement réduites aux USA et en Europe mais on ne peut ignorer la nocivité de ses effets sur l’homme.  Des expériences menées sur des rats ont démontré que ce composé était cancérigène.

Comme je le disais plus haut ce produit est très volatile, il « voyage » donc facilement et se dissout tout aussi facilement dans les réserves d’eau qu’elles soient souterraines ou en surface.

Dans les faits, quelques centaines de grammes de MTBE peuvent contaminer près de 50 millions de litres d’eau potable. Il se trouve qu’il est nocif même s’il l’eau n’est pas ingérée car il peut être inhalé sous forme d’émanation présente dans l’air et absorbé par la peau lors de bains ou de douches.

Il affaiblit également le système immunitaire et cause maux de tête, sensations de brûlure dans la gorge ou le nez, vertiges, nausées et problèmes respiratoires pour n’en nommer que quelques uns.

La question est la suivante : comment est-il possible que de tels produits voient le jour et soient largement commercialisés sans recherche préalable permettant de déterminer les effets sur le corps humain ?

Comment est-il possible que nous soyions à la merci – et sans que nous puissions y faire quoi que ce soit – d’entreprises productrices de ces composés et qui n’ont, de toute évidence, pour seul intérêt que le profit ?

Le sujet n’est finalement pas si éloigné que cela de ceux de la psychiatrie et des laboratoires pharmaceutiques. Les mêmes questions peuvent être posées en ce qui les concerne. Quant aux réponses, je vous laisse y réfléchir et serais heureuse de lire vos commentaires.

 

 

 

 

 

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