J’ai reçu ce matin un email d’un laboratoire pharmaceutique que je ne nommerai pas me demandant de participer à une étude de marché sur les enfants de 7 à 17 ans atteints de dépression.

Cette étude mentionne divers médicaments généralement prescrits aux enfants souffrant de dépression. Pour n’en nommer que quelques uns : Prozac, Luvox, Paxil, Anafranil, Zoloft, ainsi que d’autres prescrits comme « stabilisateur de l’humeur ».

Cette étude indique également que des symptômes aussi banaux que « mauvais résultats scolaires », « insécurité » ou « mauvaise image de soi » suffisent à donner à un enfant l’étiquette de « dépressif » et ouvrent donc la porte à un tel traitement.

Dans la Foire aux Questions du site, on trouve des questions telles que « Les antidépresseurs ont-ils beaucoup d’effets secondaires ? » et « Mon enfant peut-il devenir dépendant aux antidépresseurs ? »

Voici comment ce site répond à la première question « Tous les médicaments ont des effets secondaires mais les études ont démontré que les effets secondaires des antidépresseurs étaient relativement bénins. Certaines personnes n’en font jamais l’expérience. Si votre enfant participe à une étude clinique, il ou elle fera l’objet d’une surveillance étroite afin de déceler d’éventuels effets secondaires. »

La réponse à la seconde question est la suivante : « Non, il n’existe pas de sensation de manque due aux antidépresseurs quand on arrête de les prendre. Le corps de votre enfant aura peut-être besoin d’un peu de temps pour s’y habituer mais les enfants ne développent aucune dépendance aux antidépresseurs. »

Ceux qui ont l’habitude de ce blog me connaissent. Je n’ai pas une grande sympathie pour les psychiatres et je n’ai aucune confiance dans leurs pseudo-traitements. Il existe trop d’exemples d’individus dont la personnalité et parfois même la vie ont été détruites par les drogues et autres pratiques psychiatriques. Pour moi, ce genre d’étude n’est qu’une façon pour les laboratoires pharmaceutiques d’augmenter leurs revenus en décidant de traiter une autre classe de clients : les enfants dont les problèmes qui, s’ils existent bien, cela est indéniable, ne relèvent pas de troubles psychiques et n’ont pas donc besoin d’être traités comme tels. (Pour la médicalisation de la vie ordinaire, une vidéo très intéressante)

J’ai donc été regardé les effets secondaires rapportés des drogues ci-dessus.

La liste de ceux-ci est en vérité extrêmement longue, et loin d’être bénigne et sans conséquence. Je n’en ferai pas ici la liste exhaustive, il suffit d’ailleurs de lire quelques uns de ces effets secondaires pour vouloir rester à tout jamais loin de ces soi-disants médicaments.

Voici certains des effets secondaires rapportés comme se produisant souvent pour la majorité des drogues ci-dessus : somnolence, fatigue, insomnie, nausées, diarrhées, sensation de bouche sèche, problèmes d’estomac, symptômes de rhumes (nez bouché, mal de gorge, toux), transpiration importante, envie d’uriner plus fréquente, changement de poids.

On rapporte également : mauvaise concentration, amnésie, apathie, dépression, augmentation de l’appétit, aggravation de la dépression, tentative de suicide, confusion, hostilité, « dépersonnalisation » (définition ?)  et « pensée anormale » (définition ? Et définition de pensée NORMALE ?)

D’autres effets secondaires rapportés comme étant associés « temporairement » avec ce type de médicament : akathisie (ou impossibilité de s’asseoir, de rester dans une position assise, allongée ou immobile) ; dyskinésie (survenue de mouvements anormaux et incontrôlés) ; convulsions épileptiques (incluant une perte de connaissance et de violentes convulsions) ; hémorragie gastro-intestinale, etc.

Maintenant, pour  ce qui est de la dépendance, voici les symptômes vécus une fois le traitement interrompu : anxiété, instabilité, agitation, insomnie, parasthésie (trouble de la sensibilité tactile)

Une minute. Certains de ces symptômes ne sont-ils pas justement ce que ces médicaments sont censés résoudre ? 

En écrivant cet article, je ne peux pas m’empêcher de penser à Kurt Cobain, chanteur du groupe Nirvana, qui prit de la Ritaline, afin de pouvoir surmonter le divorce de ses parents, une vie d’enfant plus que chaotique passant d’une famille d’accueil à une autre. Voir ici comment la Ritaline à amené Kurt Cobain à prendre d’autres drogues, y compris de l’héroïne.

Mon propos est simple : prescrire à des enfants de telles drogues relève d’une grande irresponsabilité. A suivre prochainement un article sur les effets de l’alimentation sur notre moral.

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