Category: Pharma


J’ai reçu ce matin un email d’un laboratoire pharmaceutique que je ne nommerai pas me demandant de participer à une étude de marché sur les enfants de 7 à 17 ans atteints de dépression.

Cette étude mentionne divers médicaments généralement prescrits aux enfants souffrant de dépression. Pour n’en nommer que quelques uns : Prozac, Luvox, Paxil, Anafranil, Zoloft, ainsi que d’autres prescrits comme « stabilisateur de l’humeur ».

Cette étude indique également que des symptômes aussi banaux que « mauvais résultats scolaires », « insécurité » ou « mauvaise image de soi » suffisent à donner à un enfant l’étiquette de « dépressif » et ouvrent donc la porte à un tel traitement.

Dans la Foire aux Questions du site, on trouve des questions telles que « Les antidépresseurs ont-ils beaucoup d’effets secondaires ? » et « Mon enfant peut-il devenir dépendant aux antidépresseurs ? »

Voici comment ce site répond à la première question « Tous les médicaments ont des effets secondaires mais les études ont démontré que les effets secondaires des antidépresseurs étaient relativement bénins. Certaines personnes n’en font jamais l’expérience. Si votre enfant participe à une étude clinique, il ou elle fera l’objet d’une surveillance étroite afin de déceler d’éventuels effets secondaires. »

La réponse à la seconde question est la suivante : « Non, il n’existe pas de sensation de manque due aux antidépresseurs quand on arrête de les prendre. Le corps de votre enfant aura peut-être besoin d’un peu de temps pour s’y habituer mais les enfants ne développent aucune dépendance aux antidépresseurs. »

Ceux qui ont l’habitude de ce blog me connaissent. Je n’ai pas une grande sympathie pour les psychiatres et je n’ai aucune confiance dans leurs pseudo-traitements. Il existe trop d’exemples d’individus dont la personnalité et parfois même la vie ont été détruites par les drogues et autres pratiques psychiatriques. Pour moi, ce genre d’étude n’est qu’une façon pour les laboratoires pharmaceutiques d’augmenter leurs revenus en décidant de traiter une autre classe de clients : les enfants dont les problèmes qui, s’ils existent bien, cela est indéniable, ne relèvent pas de troubles psychiques et n’ont pas donc besoin d’être traités comme tels. (Pour la médicalisation de la vie ordinaire, une vidéo très intéressante)

J’ai donc été regardé les effets secondaires rapportés des drogues ci-dessus.

La liste de ceux-ci est en vérité extrêmement longue, et loin d’être bénigne et sans conséquence. Je n’en ferai pas ici la liste exhaustive, il suffit d’ailleurs de lire quelques uns de ces effets secondaires pour vouloir rester à tout jamais loin de ces soi-disants médicaments.

Voici certains des effets secondaires rapportés comme se produisant souvent pour la majorité des drogues ci-dessus : somnolence, fatigue, insomnie, nausées, diarrhées, sensation de bouche sèche, problèmes d’estomac, symptômes de rhumes (nez bouché, mal de gorge, toux), transpiration importante, envie d’uriner plus fréquente, changement de poids.

On rapporte également : mauvaise concentration, amnésie, apathie, dépression, augmentation de l’appétit, aggravation de la dépression, tentative de suicide, confusion, hostilité, « dépersonnalisation » (définition ?)  et « pensée anormale » (définition ? Et définition de pensée NORMALE ?)

D’autres effets secondaires rapportés comme étant associés « temporairement » avec ce type de médicament : akathisie (ou impossibilité de s’asseoir, de rester dans une position assise, allongée ou immobile) ; dyskinésie (survenue de mouvements anormaux et incontrôlés) ; convulsions épileptiques (incluant une perte de connaissance et de violentes convulsions) ; hémorragie gastro-intestinale, etc.

Maintenant, pour  ce qui est de la dépendance, voici les symptômes vécus une fois le traitement interrompu : anxiété, instabilité, agitation, insomnie, parasthésie (trouble de la sensibilité tactile)

Une minute. Certains de ces symptômes ne sont-ils pas justement ce que ces médicaments sont censés résoudre ? 

En écrivant cet article, je ne peux pas m’empêcher de penser à Kurt Cobain, chanteur du groupe Nirvana, qui prit de la Ritaline, afin de pouvoir surmonter le divorce de ses parents, une vie d’enfant plus que chaotique passant d’une famille d’accueil à une autre. Voir ici comment la Ritaline à amené Kurt Cobain à prendre d’autres drogues, y compris de l’héroïne.

Mon propos est simple : prescrire à des enfants de telles drogues relève d’une grande irresponsabilité. A suivre prochainement un article sur les effets de l’alimentation sur notre moral.

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Dans son journal Principes de santé, Michel Dogna publie récemment un « Coup de gueule » intitulé « Etes-vous orthorexique ? « 

L’orthorexie est définie comme « le désordre alimentaire de manger sain » et vient du grec « ortho » et « orexie » signifiant respectivement « droit » et « appétit. » Elle est qualifiée de maladie au même titre que l’hyperphagie, qui consiste à manger des quantités de nourriture impressionnantes, l’anorexie et la boulimie.

Cette maladie a été découverte par un médecin, le Dr Bratman, se qualifiant lui-même d’expert en médecine alternative.

Afin de déterminer si vous êtes atteint de cette maladie, il a mis au point un petit test consistant en différentes questions :

  • Passez-vous plus de 3 heures par jour à penser à votre régime alimentaire ?
  • Planifiez-vous vos repas plusieurs jours à l’avance ?
  • La valeur nutritionnelle de votre repas est-elle à vos yeux plus importante que le plaisir de le déguster ?
  • La qualité de votre vie s’est-elle dégradée, alors que la qualité de votre nourriture s’est améliorée ?
  • Êtes-vous récemment devenu plus exigent(e) avec vous-même ?
  • Votre amour-propre est-il renforcé par votre volonté de manger sain ?
  • Avez-vous renoncé à des aliments que vous aimiez au profit d’aliments «sains» ?
  • Votre régime alimentaire gêne-t-il vos sorties, vous éloignant de votre famille et de vos amis ?
  • Éprouvez-vous un sentiment de culpabilité dès que vous vous écartez de votre régime ?
  • Vous sentez-vous en paix avec vous-même et pensez-vous bien vous contrôler lorsque vous mangez sain ?

Si certaines de ces questions démontrent effectivement une certaine obsession, il ne me semble pas que porter attention à la valeur nutritionnelle de ce qu’on avale, avoir plus d’exigence et d’amour-propre et renoncer à des aliments au profits d’aliments plus sains soient symptomatiques d’un désordre mental ! J’ai parfois l’impression de rêver…

Petit tour d’horizon de certains désordres mentaux détaillés dans le DMS IV.

Pour la petite histoire, le DSM est le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux publié par la toute-puissante Association Américaine de Psychiatrie.

Le premier DSM (DSM-I) date de 1952 et diagnostique 60 pathologies. Le DSM-II est publié en 1968 et regroupe 145 pathologies différentes. Le DSM-III de 1980 est révisé en 1987 et comprend 292 diagnostiques étalés sur 567 pages. Le DSM-IV comprend quant à lui 410 troubles psychiatriques.

Une expertise publiée en 2000 par l’Université du Massachusets indique qu’un tiers des experts du comité du DSM-IV a des liens avec l’industrie pharmaceutique. Plus exactement, sur les 170 membres du DSM, 56% d’entre eux, soit 95 avaient un des liens financiers suivants avec une compagnie de l’industrie pharmaceutique :

– a perçu des honoraires ou détient des actions dans une compagnie pharmaceutique ;

– est directeur d’une startup, membre du comité scientifique ou du conseil d’administration d’une entreprise pharmaceutique ;

– a agi en tant qu’expert pour un litige mettant en cause une compagnie pharmaceutique ;

– détient un brevet ou un droit d’auteur ;

– a reçu des cadeaux d’une compagnie pharmaceutique incluant des voyages, des subventions, des contrats et du matériel de recherche.

Des liens avec l’industrie pharmaceutique ont été découverts chez plus de 80 % des membres siégeant au sein de 6 commissions sur les 18 que comprend le comité . Ces liens concernent 100 % des membres du groupe de travail « Troubles de l’humeur » et du groupe « Schizophrénie et désordres psychotiques, ainsi que 81 % du groupe «Troubles anxieux», 83 % du groupe  « Troubles de l’alimentation », 88 % du groupe « Troubles kinesthésiques liés à la prise de médicaments »  et 83 % du groupe « Troubles dysphoriques prémenstruels » (dysphorique signifie instabilité de l’humeur, état d’anxiété, sensation de malaise etc. C’est en fait le contraire de l’euphorie – une femme souffrant de troubles dysphoriques prémenstruels souffre en fait de ce types de symptômes en relation avec l’approche de ses menstruations).

Parmi les membres répondant aux critères « liens financiers », 76 % avaient bénéficié de subventions de recherche, 40 % de revenus comme consultants, 29 % travaillaient dans la communication, et 25 % recevaient des honoraires d’un autre type. Plus de la moitié des membres ayant un lien financier présentaient plus d’un type de relation financière l’engageant auprès d’une compagnie. Onze membres avaient cinq types de liens.

Étant donné que les catégories de maladies mentales désignées par « Troubles de l’humeur » et « Schizophrénie et autres troubles psychotiques » sont les deux principales catégories pour lesquelles un traitement psychotrope est habituellement proposé, le lien entre le recours au DSM et la consommation des produits des firmes pharmaceutiques est une évidence.

Les compagnies pharmaceutiques ont un intérêt direct sur la détermination des troubles mentaux intégrés dans le DSM. Si on va plus loin, on peut affirmer que ce sont les compagnies pharmaceutiques qui vendent des drogues psycho-actives qui déterminent aujourd’hui  ce qui constitue une maladie mentale et comment celle-ci devrait être diagnostiquée et traitée. 

Après cette digression qui n’en est pas vraiment une, je reviens à mon petit tour d’horizon des symptômes. Il y en a littéralement des centaines. Pour n’en citer que quelques uns : la pyromanie est considérée un trouble mental tout comme l’agression envers les gens ou les animaux, la destruction de la propriété, le vol, la tromperie, la violation des règles établies et j’en passe. Il s’agit là de comportements criminels relégués dans une catégorie de troubles mentaux où plus personne n’est responsable de ses actes.

Avec cette augmentation des diagnostics de maladies mentales, de prescriptions de drogues censées les résoudre, ne devrions-nous pas nous attendre à ce que de telles  maladies reculent ? Or la consommation d’anti-dépresseurs en France est la plus élevée du monde et ne cesse d’augmenter. 10% des Américains de plus de 6 ans prennent des anti-dépresseurs. 

Terminons pas une phrase de Thomas Szasz qu’on ne présente plus « Arrêtons de raconter qu’il y a derrière chaque pensée tordue une molécule tordue dans le cerveau. »  

Ritaline et cancer

Le dernier article date d’il y a déjà 6 mois.

Je pensais pouvoir me remettre à ce blog à ce moment-là mais la vie en a décidé autrement (fou non quand la vie se met à décider à votre place…).

Ces quelques mois ont été très difficiles mais je commence petit à petit à sortir la tête de l’eau. Je me suis dit alors que reprendre l’écriture de ce blog serait une bonne idée. Pourquoi ? Des amis ne cessent de me le demander ; et, pour une raison que j’ignore et malgré le fait qu’il soit très peu mis à jour, Les Petites histoires de Victoire continue à être régulièrement consulté, tous les jours, pratiquement toutes les heures. Il a déjà été lu plus de 4 000 fois. Et ce, sans aucune intervention de ma part. Pas mal non ? Pas grandissime quand on pense que certains blog font cela en quelques jours, mais pas mal.

Pourquoi donc ne pas reprendre ces articles et faire passer des informations qui me semblent importantes ?

Je vais mêler aujourd’hui deux sujets qui ne le sont pas souvent : la psychiatrie et le cancer. Loin d’être drôle, léger, sexy. Mais important.

Dans le post du 10 août 2010 (que l’on peut consulter ici) intitulé Petite histoire des drogues psychiatriques, je parlais entre autres de la Ritaline, stimulant su système nerveux central,  généralement prescrite contre les troubles d’hyperactivité infantile et plus généralement contre les « troubles de l’attention/hyperactivité ou TDA/H. J’y détaillais également les innombrables raisons pour lesquelles elle est prescrite et ses effets secondaires.

J’en rappelle ici quelques uns, non des moindres, histoire de bien enfoncer le clou : on remarque en particulier des effets tels qu’une tension artérielle plus élevée, un température du corps plus élevée également, une perte d’appétit, des vertiges, une sécheresse de la bouche, des douleurs abdominales, des maux de tête, de l’anxiété, des nausées, etc., des cas suicides ont également été observés.

J’étais loin cependant de connaître la relation établie entre la consommation de Ritaline et l’incidence de cancer.

Après plus de 40 années de consommation et « en raison de sa très large utilisation en médecine humaine et du manque de données concernant sa cancérogénicité », la FDA et le National Cancer Institute américain ont demandé des études plus approfondies.

Jusque là pas de problème. On a même envie d’applaudir la FDA.

C’est le National Toxicology Program qui conduit les études. Les résultats publiés en juin 1993 – soit il y a près de 20 ans… – montrent la chose suivante : donner à des souris des quantités de Ritaline proche des doses prescrites à des enfants, cause des tumeurs au foie y compris des cancers extrêmement graves.

Triste à dire, mais il faut savoir que les tests sur les animaux sont d’excellents indices des effets sur la santé des humains. Dans les faits, l’International Agency for Research on Cancer suggère que s’il est prouvé qu’un agent cause le cancer sur les animaux, on devrait également considérer qu’il cause le cancer chez les humains. Et agir en conséquence.

Mais il y a pire, la réaction des laboratoires pharmaceutiques à ces études :

Pour ne pas le nommer, Ciba-Geigy est le fabriquant de la Ritaline. Son directeur adjoint  déclare que « les médecins et les parents devraient savoir cela mais cette étude n’est pas suffisante et les enfants devraient continuer leur traitement. » (sic) Ciba-Geigy s’empresse d’écrire à 100 000 médecins pour les informer de l’étude menée par le National Toxicology Program et pour les rassurer :  la FDA considère la Ritaline comme « efficace et inoffensive. »

Il me semble qu’une information prouvant que la Ritaline cause le cancer chez des animaux de laboratoire devrait être suffisante pour que personne ne la considère comme « inoffensive. » Ca ne vous donne pas l’impression d’enfoncer des portes ouvertes ? 

Le fabricant européen de la Ritaline écrit : “La Ritaline est un stimulant du système nerveux central. On ne connaît pas exactement son action sur l’homme […]. Il n’existe aucune évidence spécifique qui établisse clairement le mécanisme par lequel la Ritaline produit son effet sur le système nerveux central de l’enfant.” Il indique également que “les données disponibles ne permettent pas d’extrapoler le risque hépatique carcinogène observé avec le méthylphénidate (nom de la molécule présente dans la Ritaline) chez l’animal à l’homme, sans toutefois l’exclure formellement”. 

N’aurait-il pas fallu pousser la recherche jusqu’au point où tous les intervenants avaient une certitude complète sur la sécurité d’un produit qu’on prescrit par millions de doses à des enfants ? Ou ne veut-il tout simplement pas communiquer les résultats des investigations ? Plausible ?

N’oublions pas que 100% des 23 carcinogènes humains identifiés (le carcinogène est une substance amenant une cellule normale à se transformer en cellule cancéreuse, résultant en une croissance cellulaire incontrôlée qui va finir par former une masse de tissu appelée tumeur), furent d’abord identifiés comme carcinogènes sur des animaux. 

Quels sont donc ces 23 carcinogènes ?

L’un des plus connus est bien entendu la fumée de cigarette, première cause de cancer du poumon ; des produits chimiques utilisés dans des processus industriels comme le chlorure de vinyle et certaines teintures. Il y a également les nitrites (qui sont des produits chimiques ajoutés à la viande industrielle comme le bacon, les saucisses et d’autres pour empêcher la contamination) qui réagissent avec des substances dans le tract digestif pour former des agents carcinogènes que l’on appelle les nitrosamines. Certains colorants ajoutés aux aliments sont des mutagènes potentiels (les mutagènes sont des substances à l’origine de mutation dans le matériel génétique des cellules).

Les ultra-violets et les substances radioactives sont également des carcinogènes.

Question : que fait-on pour limiter/interdire l’usage de la Ritaline dont les statistiques ne cessent d’augmenter ? Au jour d’aujourd’hui, rien. (En 1997, Novartis avait vendu 28 127 boîtes sur le territoire français. En 2004, les ventes ont été multipliées par six, Novartis en ayant vendu 182 109 boîtes à 7 000 enfants. Aujourd’hui, ils sont plus de 10 000).

Autre question : les enfants traités par Ritaline ont-ils de meilleurs résultats ? Où sont les statistiques ? 


Drôle de proposition.

Un projet de loi fait parler de lui ici en Californie mais il n’est pas de bon augure.

Dans les états américains, on donne aux projets de loi le nom de « proposition » et on les numérote.

La proposition 19, ou loi sur la régulation, le contrôle et la taxation du cannabis, si elle était votée le 2 novembre prochain, autoriserait la culture, le transport et la vente de marijuana. En gros elle légaliserait une drogue dite « douce » mais aux effets plus que ravageurs.  Il est à noter que l’usage médical de la marijuana est légal en Californie depuis 1996.

Pour la petite histoire, le terme « marjuana » est le nom mexicain du chanvre et signifie une cigarette de mauvaise qualité. Le terme Cannabis est le mot latin pour ce même chanvre.

La proposition 19 a vu le jour pour l’une des raisons suivantes :  le gouvernement de Californie considère que la répression coûte bien trop cher. Trop de policiers assignés, trop de détenus dans les prisons. La solution est donc de légaliser la marijuana et le problème n’existera plus.  Elle sera de plus taxée comme le tabac et l’alcool et rapportera environ 1 milliard de dollars par an à l’état. Pas mal,non ?

Cela n’a rien à voir mais pour la petite histoire,  les agents de stationnements ici en Californie touchent des commissions sur les PVs qu’ils dressent. J’en ai fait l’infortune expérience lors de mes premiers jours à Los Angeles : je m’étais correctement garée dans un endroit autorisé et j’avais dûment payé la somme nécessaire au compteur. Quel ne fut pas mon étonnement de voir moins de 30 minutes plus tard une jolie enveloppe blanche flotter allègrement sur le pare-brise de ma voiture.

La raison ? Je m’étais garée à plus de 20 cm de la ligne blanche latérale qui délimite l’espace de stationnement entre deux voitures… 55 dollars… Je l’avais mauvaise. Il n’est donc pas rare du tout de voir les « parking enforcement officers » sillonner les rues et s’arrêter dès que la petite lumière rouge s’allume.

Voyons maintenant les fameux effets de cette drogue. Le cannabis (marijuana, appelez-la comme vous voulez) est un hallucinogène, c’est-à-dire une substance déformant la perception que l’on a de soi-même et de l’environnement.

Beaucoup sont ceux qui comparent alcool et cannabis pour montrer que ce dernier n’est pas plus dangereux qu’un verre de vin.  Je ne pousse pas particulièrement à la consommation d’alcool mais voici les faits : le cannabis contient plus de 400 agents chimiques différents, toxiques et cancérigènes. Ce n’est pas le cas de l’alcool.

L’alcool est éliminé du corps en quelques heures. Le cannabis, lui, reste dans les tissus jusqu’à plusieurs mois et ne s’élimine pas facilement. Dans les faits, son agent actif, le THC, a un effet cumulatif.

Il faut également savoir qu’après l’alcool, le cannabis est la substance la plus fréquemment trouvée dans le corps des conducteurs impliqués dans des accidents de la circulation mortels.

Des études montrent que les effets du cannabis sont destructeurs pour la majorité des organes du corps :  bronchite ou au minimum de toux chronique affectent fréquemment les consommateurs. Le foie, le coeur sont également touchés. J’ai d’ailleurs récemment appris que la fumée de cannabis contient 50 à 70% de substances cancérigènes de plus que les cigarettes.

Parmi les effets à long terme, on trouve un affaiblissement du système immunitaire, une destruction des fibres pulmonaires ainsi que des lésions cérébrales parfois irréversibles. Le fumeurs de marijuana ont souvent tendance à avoir des problèmes de concentration, de mémoire et manifestent souvent de l’apathie, un manque d’enthousiasme généralisé et des changements de personnalité.

Il est impossible de vivre dans notre société et de ne pas être exposé d’une manière ou d’une autre à ce type de drogue.

On me dira complaisamment que la dépénalisation ne poussera pas à la consommation ou à plus de consommation. Je ne pense pas que là réside le problème. Ni dépénalisation ni pénalisation ne responsabilisent les consommateurs ou futurs consommateurs.

Ces derniers ne sont pas informés de l’effet réel du cannabis. Trop de données incorrectes circulent (il suffit de voir la quantité de sites internet vantant le cannabis) et la plupart des gens à qui on pose la question diront qu’un « petit joint de temps en temps ne fait pas de mal. » Peut-être ceux qui liront cet article diront que j’exagère. Ce n’est là qu’un des effets pervers de la propagande à laquelle nous avons droit depuis des décennies, et qui finit par s’insinuer dans nos pensées et dans nos comportements.

Le problème réside donc dans le manque d’information, dans l’océan de fausses informations qui nous entoure et dans les moyens que tout un chacun se donne pour informer, que ce soit au niveau de la famille, de l’école, ou encore à bien plus grande échelle. 

L’autre question est bien entendu de savoir à qui profite de laisser la situation en l’état et de créer un monde dans lequel il est permis d’inonder les populations de substances plus que toxiques en leur faisant croire qu’elles sont inoffensives.

Wow, le dernier article date d’il y a 15 jours, je m’en suis à peine rendue compte. Quelques commentaires de lecteurs mécontents, impatients. Me revoilou.

New York City est pour moi une ville emblématique, plus encore que Los Angeles. La première fois que j’y ai mis les pieds (j’avais 15 ans…) j’y ai ressenti une sorte de puissance et d’atmosphère de liberté que je n’avais jusque là jamais éprouvées. C’était l’époque des premiers walkman et je me souviens avoir marché des heures durant dans les rues dans une sorte d’état second tant j’en avais plein les yeux et les oreilles.

Même si à cette époque, New York était aussi synonyme d’insécurité et de violence, elle est aujourd’hui l’une des villes les plus sûre des Etats-Unis au niveau de l’indice de criminalité. J’en vois déjà qui ouvrent des yeux ronds comme des soucoupes.

Pour la petite histoire, le maire de New York entre 1994 et 2001, Rudolph Giuliani, à travers une politique de tolérance zéro (sanction au premier délit, même mineur), une réhabilitation des quartiers du nord de Manhattan, notamment Harlem, a nettement fait baisser chômage, criminalité et délinquance. Entre 1990 et 2009, le total des crimes violents perpétrés dans la ville est passé de 174 500 à 46 300. De plus, la prostitution a été totalement éradiquée de Times Square. Je me souviens qu’il n’y faisait pas bon s’y promener en pleine nuit, ce n’est plus du tout le cas.

Tout cela pour dire qu’un article récent du New York Times (subliment intitulé « antipsychotics, side effects may include lawsuits » = « antipsychotiques, les effets secondaires peuvent comporter des poursuites en justice ») dénonce l’efficacité douteuse desdites drogues malgré un marché florissant de plus de 14 milliards de dollars annuels.

Il indique également que 500.000 jeunes et un quart des personnes âgées vivant en maison de retraite prennent quotidiennement un antipsychotique. Pour Mark Olfson, professeur de psychiatrie clinique, « trop d’enfants prennent trop de drogues, bien trop tôt. »

Une étude de l’Université de Columbia a récemment établi que les prescriptions pour les enfants de 2 à 5 ans ont doublé entre 2000 et 2007. Le NYT rapporte également que les risques cardiaques encourus par de telles drogues sont beaucoup plus élevés qu’on ne l’imaginait et ce, quel que soit l’âge.

L’article se concentre ensuite sur les décisions judiciaires à l’encontre des laboratoires pharmaceutiques Bristol-Myers Squibb, Eli Lilly, Pfizer, AstraZeneca et Johnson & Johnson. Par exemple les labos Eli Lilly et Pfizer avaient tous les deux été accusés et condamnés par le gouvernement de marketing illégal pour les drogues Zyprexa (Eli Lilly) et Bextra (Pfizer).

Dans les faits, Eli Lilly et Pfizer avaient déclaré que les drogues étaient absolument sans danger et qu’elles avaient été approuvées par la toute-puissante Food and Drug Administration. Les affaires ont cependant dévoilé  des centaines de documents jusqu’alors confidentiels révélant que les responsables de ces campagnes marketing utilisaient en toute connaissance de cause des « techniques marketing » plus que douteuses.

Parmi celles-ci : études falsifiées, articles de journaux médicaux écrits par des médecins soi-disant indépendants mais en réalité grassement payés par les labos afin de donner un point de vue positif sur ladite drogue. Suivent cadeaux, paiements et autres gâteries. Tout aspect négatif de la drogue établi par une étude étant soigneusement omis.

Un exemple particulier est celui du docteur Stefan P. Kruszewski, psychiatre formé à l’Université de Harvard, qui dans le passé a travaillé en tant qu’intervenant pour Pfizer et GlaxoSmithKline. Cet ancien partisan des antipsychotiques est maintenant chargé par le gouvernement d’agir en tant que consultant dans ce type de procès.  Les labos lui offraient 1000 dollars ou plus à chaque fois qu’il parlait à un médecin de l’une de ces drogues. L’article donne d’autres exemples similaires.

Edifiant,  non ?

Toujours est-il qu’il s’agit là des pratiques normales des labos pharmaceutiques.

Même si les choses commencent à changer et que le vent tourne, il est quand même inquiétant que ces labos ne s’en sortent qu’avec des amendes, énormes  certes, mais la condamnation ne va pas au-delà d’une amende. Pfizer par exemple a accepté un accord à 300 millions de dollars sans à aucun moment admettre avoir mal agi. 

Pour ces labos, ces quelques centaines de millions ne sont qu’une goutte d’eau dans le vaste océan des milliards de dollars générés chaque année. Quelle bonne raison ont-ils de cesser leurs pratiques ?

Même si les dommages physiques, morals et mentaux sont immenses, tant que les coupables ne seront pas nommés et personnellement tenus responsables de leurs crimes, rien ne changera. 

La solution est de continuer à rapporter ces pures violations de la loi pour les crimes qu’elles sont effectivement et d’insister pour qu’ils soient punis comme ils le méritent.

Vaccinez-vous qu’y disaient…

C’est avec ce clin d’oeil humoristique que je commence cet article. Je lisais plusieurs blogs aujourd’hui et j’étais ravie de tomber sur des articles d’une légèreté à toute épreuve, mais comme je disais à l’un de ces blogueurs, il faut bien que quelqu’un se décarcasse…

Je préfère garder humour et légèreté de ton même si les sujets abordés sont loin d’être disons… sexy. Un lecteur me demandait l’autre jour pour quelle raison j’employais souvent ce terme, sexy. Je vous l’accorde, c’est un anglicisme. Au cas où vous ne l’auriez pas compris,  je suis loin de parler des attraits sexuels de mon blog !

Et l’anglais a deux définitions pour le terme, la première que vous connaissez tous et la deuxième qui signifie « attirant de manière générale ou intéressant. » Ce n’est pas non plus que les sujets abordés sont inintéressants, c’est juste qu’on ne se bouscule pas au portillon pour en parler et qu’on ne saute pas dessus en disant « chic chic une discussion sur les électrochocs ! »

Bref, aujourd’hui, j’aborde les vaccins. Sujet qui a fait la une de nombreux médias pendant pas mal de temps cette année mais dont on ne parle pas beaucoup en général malgré la quantité d’information qui existe et surtout malgré les effets secondaires désastreux que ceux-ci causent.

Pour ceux qui me considèrent déjà comme la dernière des rabat-joie en cette fin d’été, arrêtez immédiatement votre lecture et passez à autre chose.

Pour les autres, voilà : le but du vaccin est de faire en sorte qu’un organisme vivant soit immunisé contre une maladie. Qu’en termes simples ces choses-là sont dites… Ce n’est pas plus compliqué que cela. Dans les faits, on vous injecte un agent pathogène destiné à créer une réaction immunitaire contre la maladie. Le corps va ainsi créer les défenses nécessaires et sera en théorie protégé contre une attaque de cet agent dans le futur. Il est également dit que ces défenses diminuent avec le temps et qu’il faut donc un nouveau vaccin quelques années plus tard.

Pour la petite histoire, le mot vaccin vient du latin vacca qui signifie vache. Les premières vaccinations ont été réalisées par un médecin anglais Edward Jenner en 1796. Il préleva du pus sur la main d’une fermière infectée par la « vaccine » ou variole des vaches puis l’inocula à un enfant. Trois mois plus tard,  il inocula la variole elle-même à l’enfant qui se révéla immunisé.

Dans la plupart des pays d’Europe les vaccins ne sont pas obligatoires. Ils le sont cependant en Italie, au Portugal et en France. Dans notre pays,  la vaccination contre la  tuberculose n’est plus obligatoire depuis 2007.  Cependant, que la disparition (toute relative) de cette maladie soit due au vaccin est sujet à discussion (de nombreux travaux sembleraient indiquer que la maladie a commencé à reculer bien avant l’introduction du vaccin et que la cause en serait le changement dans les facteurs environnementaux et l’amélioration des conditions de vie, d’hygiène et d’alimentation).

La vaccination contre la diphtérie, tétanos et polio (DTP) et rubéole, oreillons et rougeole (ROR) reste cependant obligatoire pour tous les enfants et il n’est par exemple pas possible d’inscrire votre enfant à l’école s’il n’a pas son certificat de vaccination…

Le problème donc avec les vaccins est que l’on inocule un agent pathogène dans l’espoir que le corps fabrique des anti-corps et soit donc immunisé. Le procédé a ses détracteurs.

L’autre problème et c’est un autre vaste sujet de discussion est que l’expérimentation de ces mêmes vaccins a lieu sur des animaux, en particulier des singes. De plus, les vaccins cultivés sur des cellules animales peuvent contenir des contaminants non décelés par les fabricants. Aucun laboratoire pharmaceutique n’est capable de garantir l’absence de germes microbiens dans les cellules animales servant à la culture vaccinale.

Dans la revue américaine Science (1972) le Dr Leonard Hayflick, professeur de microbiologie à l’Université de Stanford en Californie, déclarait:  » Il y a au moins plusieurs centaines de milliers de personnes aux Etats-Unis qui ont été inoculées avec les virus vivants SV-40 qu’on a trouvés dans des vaccins antipolio produits sur des cellules de reins de singes. Ce virus SV-40 provoque des tumeurs chez les hamsters et convertit in vitro les cellules humaines normales en cellules cancéreuses. »

Le 11 mai 1987 le London Times rapportait qu’un  représentant de l’OMS affirmait avoir des preuves démontrant que l’origine et la prolifération du virus du SIDA provenait du vaccin antivariolique administré pendant treize ans dans les pays du tiers-monde par l’OMS. Pour Jeremy Rifking du groupe environnemental The Fundation on Economic Trends: «  Il est possible que certaines contaminations de virus animaux dans les vaccins, comme celui de la variole, aient joué un rôle dans l’émergence du sida et d’autres maladies. »

G. Dettman dans l’Australian Nurses Journal (1977) rapporte que « certaines souches de vaccins peuvent être impliquées dans des maladies dégénératives telles que l’arthrite rhumatoïde, la leucémie, le diabète et la sclérose en plaques« 

Selon un article dans le British Medical Journal de 1967 : « Plusieurs auteurs allemands ont décrit la relation entre la sclérose en plaques et les vaccinations contre la variole, la typhoïde, le tétanos, la poliomyélite et la tuberculose« . R. Maskowitz, médecin et diplômé de Harvard, est convaincu que les vaccins peuvent, à long terme, mener à une déficience du sytème immunitaire et causer: « des maladies considérablement plus graves que la maladie originale, impliquant des structures plus profondes, plus d’organes vitaux et ayant moins la possibilité de se résorber spontanément.« 

Sommes-nous tellement imprégnés par la culture pharmaceutique qu’il nous est impossible de penser ou de travailler sur des moyens pour l’homme de renforcer ses défenses immunitaires par les moyens d’hygiène, de nutrition et de prévention, ce qui le rendrait ainsi immune à ce type de maladie ?

A qui profite la recherche vaccinale ? L’alerte pandémique déclarée par l’OMS il y a un an concernant le virus de la grippe A a poussé le Ministère de la Santé à passer commande de près de 100 millions de doses de vaccin. Quel a été le profit réalisé par les laboratoires pharmaceutiques ayant « remporté le marché » (qu’on m’excuse d’utiliser des termes marketings, mais franchement il ne s’agit pas d’autre chose), à savoir GlaxoSmithKline, Sanofi-Aventis et Novartis ?

Le Haut Conseil de la Santé Publique indiquait le 26 juin 2009 que « le degré d’efficacité clinique de la vaccination pandémique est incertain, la protection contre le virus pandémique pourrait être incomplète. » Ces vaccins contenant des adjuvants nouveaux n’ont pas été évalués avant leur mise en vente sur le marché. Mais le Ministère de la Santé a préféré faire la sourde oreille.

Les mauvaises nouvelles ne se sont pas fait attendre. Il y a un moins d’un mois, l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé a rapporté que 22 cas de narcolepsie cataplaxie, une maladie neurologique très rare, avaient été répertoriés en Europe dont 6 en France. 21 de ces personnes avaient reçu une injection du vaccin Pandemrix (GSK) et la dernière, une injection de Panenza (Sanofi)

Souvenons-nous de cette merveilleuse tirade de Molière dans le Malade imaginaire : « Presque tous les hommes meurent de leurs remèdes et non pas de leur maladies. »