Comme je le mentionnais dans mon dernier post, Maryline Monroe me trotte dans la tête depuis plusieurs jours/semaines. Il m’est difficile de ne pas y penser, me trouvant actuellement dans la ville qui l’a vu naître et mourir.

Je marchais hier dans les rues d’Hollywood et songeais aux noms des lieux de cette ville : « Hollywood » = « le bois saint » ou « enchanté », « Los Angeles » = « les anges », « Loz Feliz » = « les bienheureux »,  « Melrose » = nos amis Mel et Rose (ça c’est pour voir si vous suivez), « Sunset » = coucher de soleil. Noms qui sont autant de témoignages de l’émerveillement des Espagnols quand ils mirent pied en Californie, des pionniers et des immigrants. 

Pour la petite histoire, il n’y a pas de véritable centre ville à Los Angeles, la ville s’étend en tache d’huile sur plus de 100 km du nord au sud et les fonctions administratives sont localisées dans différents quartiers.  La ville est tellement étendue que les transports en commun sont quasi inexistants et qu’il est impossible de se déplacer autrement qu’en voiture. Les fameuses highways sont partout et il n’est pas rare d’en emprunter deux voire trois pour faire le plus simple des déplacements… Bref une autre vie.

Il m’est difficile également de résister à la tentation d’écrire sur Maryline Monroe, d’autant plus que sa mort est reliée à un psychiatre nommé Ralph Greenson et que beaucoup a été écrit et dit à ce sujet. Le propos n’est donc pas d’en rajouter mais de commenter un incident plus que tragique où la mort et la psychiatrie sont une fois de plus intimement connectées.  

Maryline Monroe est donc née dans cette ville. Adulée, adorée, mythifiée, elle est jalousée, et critiquée pour ce qu’elle est.

 

Cette photo d’elle n’est pas très connue. On la voit magnifique et songeuse.

 

Ralph Greenson

Ses problèmes de sommeil et d’alcool la conduisent à rechercher les services d’un psychiatre et elle est « assignée » par sa maison de production au psychiatre de Hollywood, Ralph Greenson (que vous voyez sur la photo ci-dessus).

Il s’occupe de Maryline pendant 30 mois entre 1960 et 1962. Tous les jours pendant les 6 mois que durent le tournage de « Milliardaire » (en anglais « Let’s make love ») de George Cukor. Et ce, jusqu’à sa mort.

Pour la petite histoire, Maryline n’aime pas le scénario de ce film quand elle le lit. Elle le fait alors ré-écrire par son mari Arthur Miller. Le premier rôle masculin est refusé par Grégory Peck, Cary Grant, Charlton Heston, Yul Brynner et Rock Hudson ! C’est finalement Yves Montant qui jouera le rôle de Jean-Marc Clement/Alexander Dumas.

Dans son excellente biographie de Marylin, Donald Spoto écrit que comme beaucoup de ses collègues de l’époque, Greenson prescrivait fréquemment de nombreux médicaments à ses patients. Particulièrement des barbituriques et des tranquillisants. Selon certains des amis de Maryline, plus elle voyait Greenson et plus « elle semblait malheureuse. » Elle devient de plus en plus dépendante de l’alcool, des médicaments et sera internée pendant trois semaines dans une clinique psychiatrique. Expérience qu’elle décrira plus tard comme un cauchemar.

C’est à cette époque qu’à la demande de Greenson, elle embauche une gouvernante, Eunice Murray, ancienne infirmière psychiatrique. Maryline est trouvée morte dans la nuit du 4 au 5 août 1962 après avoir absorbé une quantité léthale de Nembutal. Le rapport toxicologique indique qu’elle aurait avalé entre 38 et 66 capsules, de quoi tuer dix personnes.

Je ne reviendrais pas sur l’immense controverse autour de sa mort, sur les millions de mots déjà écrits à ce sujet. Il suffit de savoir que quelle que soit la vérité concernant sa mort, psychiatrie, drogues et désespoir sont encore une fois au rendez-vous.